29 mai 2025

Comprendre la nouvelle redevance de développement de l’ARTM

Autrices : Diana R. Lyrintzis et Marie-Claude David

L’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) a récemment introduit une nouvelle redevance de développement visant à financer le prolongement de la ligne bleue du métro de Montréal. Bien que cette initiative vise à générer des retombées positives à long terme pour l’est de la ville, elle représente à court terme un fardeau financier et stratégique pour les promoteurs et les propriétaires immobiliers.

Chez KRB, nous accompagnons un large éventail de promoteurs, propriétaires et investisseurs à chaque étape du cycle immobilier. Dans cette optique, nous avons décomposé les modalités de la nouvelle redevance et ses impacts.

Principaux éléments de la nouvelle redevance de développement de l’ARTM

  • Champ d’application : la redevance s’applique aux projets de construction, reconstruction ou redéveloppement situés dans un rayon de 1 km des cinq nouvelles stations prévues dans le cadre du prolongement de la ligne bleue (Pie-IX, Viau, Lacordaire, Langelier et Anjou), principalement situées le long de l’axe Jean-Talon, dans l’est de Montréal.
    Seuils :
    o Valeur minimale du projet : projets de plus de 935 222 $ (indexé annuellement au 1er janvier)
    o Superficie minimale : projets d’au moins 186 m² (2 000 pi²)
    Montant de la redevance : 132 $ par mètre carré de surface de plancher en 2025 (indexé annuellement au 1er janvier)
    Moment du paiement : exigible lors de la délivrance du permis de construction

Implications stratégiques : une perspective juridique et d’affaires

Les implications de cette nouvelle redevance vont bien au-delà d’une simple ligne dans un budget de projet. Promoteurs, propriétaires fonciers et parties prenantes doivent maintenant évaluer son impact sur la structure des acquisitions, le financement et la viabilité des projets. Voici quelques éléments à considérer :

  1. Hausse des coûts de développement
    La redevance de 132 $/m² peut rapidement alourdir la facture d’un projet.
  2. Impact sur la viabilité des projets
    Des modélisations financières stratégiques seront nécessaires pour tester la faisabilité des projets sous ce nouveau régime — surtout ceux encore en phase de planification ou à des étapes d’investissement critiques.
  3. Structuration juridique et répartition des risques
    Les projets plus complexes pourraient bénéficier d’une restructuration en matière de propriété, de partage des coûts ou de conventions avec les constructeurs. Une bonne répartition des charges — et sa communication claire — peut prévenir bien des litiges.
  4. Évaluation foncière et conditions de transaction
    Cette nouvelle redevance pourrait influencer la valeur résiduelle des terrains visés. Acheteurs et vendeurs devraient en tenir compte dans les négociations de prix, mais aussi adapter leur approche de la diligence raisonnable et des modalités contractuelles.

Besoin de revoir un projet ou une transaction ?
À titre de conseillers juridiques et d’affaires, nous accompagnons nos clients à travers le Québec pour identifier et atténuer les risques dès le départ, structurer des transactions solides et intégrer efficacement les changements réglementaires à leurs stratégies de projet. Si votre projet se situe dans une zone visée — ou pourrait s’y retrouver — n’hésitez pas à contacter un membre de notre équipe en droit immobilier.

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